Le temps long d'un compagnonnage est précieux tant pour nous, acteur institutionnel de la danse, que pour les chorégraphes accompagnés. Ces derniers bénéficient d'un espace de travail, de moyens logistiques et financiers, pour expérimenter, approfondir une démarche. En retour, Le Cuvier associe ces collectifs à des projets spécifiques, et met l'originalité et l'énergie créative de ces artistes au service de commandes singulières. En bref, un partage des moyens et des compétences, qui invite aussi à repenser les modes de production des spectacles
A partir de 2011, Adrophyne et la Compagnie Medulla ont été choisis pour entrer dans ce dispositif nécessaire et réciproque.
Ils seront sur le devant de la scène respectivement pour l'ouverture de la saison et sur deux dates au mois de mars. Gros plan sur ces compagnies hors-normes, que nous soutenons avec conviction, et que nous sommes heureux de vous faire découvrir.
Quand la danse se frotte à d'autres folies artistiques Pierre-Johann Suc et Magali Pobel, sont les « chorégraphes-chefs d'orchestre » des numéros extravagants d'Androphyne. Ni compagnie, ni collectif, ces touche-à-tout insatiables mènent leur troupe ainsi que leurs spectateurs à des endroits où on ne les attend guère. Qualifiées de pluridisciplinaires, leurs créations reposent autant sur la performance, la musique, le théâtre, les arts plastiques que la danse. Une utopique recherche de mobilité qui se place toujours ailleurs, pour retrouver invariablement ce plaisir espiègle : jouer.
Vous avez dit hybridation ? Menée par deux individus inclassables, la danseuse originaire du Japon, Naomi Mutoh et le musicien Laurent Paris, compositeur chanteur et guitariste du groupe électro-rock-indus Spina de Bordeaux créé en 1991, la compagnie Medulla naît dans les années 2000. La mise en
Persistance confirme l'idée que la grammaire
musicale acérée de l'un sublime la parole chorégraphique intense de l'autre, pour conduire sur scène à une explosion dangereuse et mystique. On en reprend une dose… sans modération !


